Nous utilisons des cookies sur notre propre site, incluant le suivi de vos préférences et nous réalisons des statistiques pour analyser l'utilisation de notre site. En utilisant ce site, vous acceptez l'usage des cookies.

Optimiser les capacités visuelles en basse vision

Les opticiens peuvent aider les malvoyants à conserver une activité visuelle et garder de l’autonomie. Delphine Varoqui, opticienne spécialisée en basse vision, à Conches-en-Ouche (Eure) nous explique leur rôle important.

Optimiser les capacités visuelles en basse vision

En quoi les campagnes d’information et de dépistage menées sur les maladies de la macula vous semblent-elles importantes ?

Aujourd’hui, même si la dégénérescence macula liée à l’âge (DMLA) est une des premières causes de cécité dans notre pays, elle reste méconnue. Ce défaut d’information entraîne une consultation tardive, ne permettant pas toujours d’apporter les traitements, quand il y en a, ou les aides visuelles adéquats. La sensibilisation à la santé visuelle est un enjeu crucial pour préserver au mieux les fonctions visuelles.

Quel rôle les opticiens peuvent-ils jouer dans le cadre de ces campagnes ?

Les opticiens sont les professionnels de santé visuelle que l’on peut voir le plus facilement : il n’y a ni pénurie de professionnels, ni besoin de rendez-vous, et une présence sur tout le territoire. Ainsi, ils peuvent facilement relayer le discours d’information, de prévention et orienter vers les ophtalmologistes en cas de doute.
Lors de ces campagnes d’information, s’ils détectent certains cas pouvant être sujets à une pathologie, ils adresseront plus rapidement des personnes dont le pronostic visuel serait engagé.

En quoi leur rôle est-il complémentaire de celui des orthoptistes et des ophtalmologistes ?

Les ophtalmologistes sont des médecins, dont le rôle dans les cas de DMLA est le suivi et le traitement de la maladie quand cela est possible. Lorsque la rétine centrale est trop atteinte, il peut être fait une rééducation par les orthoptistes de façon à apprendre à utiliser une partie de la rétine encore saine. Le troisième maillon de cette chaîne est l’opticien, qui lorsqu’il est formé à la basse vision, va pouvoir proposer des équipements (lunettes, loupes, vidéoloupes, systèmes télescopiques, téléagrandisseurs…) permettant aux personnes atteintes de DMLA de conserver une autonomie visuelle.

Comment les opticiens peuvent-ils accompagner au quotidien les patients souffrant d'une maladie de la macula (DMLA, maculopathie diabétique, maculopathie myopique…) ?

Le premier atout de l’opticien est le temps qu’il peut accorder à ses clients : les personnes atteintes de basse vision ont besoin d’être rassurées, et malheureusement, le corps médical étant débordé et en sous-effectif, il n’est pas rare, que ces patients soient désorientés et découragés.
Par sa formation post-BTS en basse vision, l’opticien peut expliquer, aider les nouveaux malvoyants à faire le deuil de leur ancienne vision et prendre le temps pour faire la démonstration des aides visuelles dont peut bénéficier le malade et ainsi lui démontrer que tout n’est pas perdu, bien au contraire.

Quels sont les dispositifs existants pour optimiser les capacités visuelles restantes des patients souffrant de basse vision ?

Aujourd’hui, de nombreux dispositifs permettent aux personnes souffrant de basse vision de conserver une activité visuelle, et donc une autonomie : des éclairages spécifiques, des vidéoloupes, des télé-agrandisseurs permettent de continuer à lire son courrier ou des livres et même d’écrire. De grands progrès ont été faits sur les produits disponibles, même si le coût peut rester parfois élevé.

Journées nationales de la macula

delphine varoqui

 

Opticienne spécialiste en basse vision à Conches-en-Ouche (Eure)



Commenter la publication