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Maculopathie myopique: Conséquences et accompagnements

30% des patients très myopes de plus de 60 ans sont malvoyants. Le Professeur Nicolas Leveziel nous informe sur la maculopathie myopique. Ophtalmologiste et chercheur expert, notamment dans la thérapie cellulaire de la DMLA, il fait le point sur ces pathologies, et leurs enjeux de santé publique, et le rôle important des opticiens. Hoya et ses partenaires soutiennent activement les Journées Nationales de la macula.

Maculopathie myopique: Conséquences et accompagnements

Qu’est-ce que la maculopathie myopique ?

La macula est la partie centrale de la rétine qui permet la vision précise.
La maculopathie myopique regroupe un ensemble de pathologies qui touchent la macula et qui surviennent chez un patient présentant une myopie généralement importante.
Ces pathologies sont principalement les ruptures de la membrane de Bruch, les néovaisseaux choroïdiens myopiques et l’atrophie. Des complications maculaires peuvent survenir au cours de la myopie, comme le rétinoschisis (en rapport avec un étirement des couches de la rétine) ou le trou maculaire.

En quoi est-ce un véritable enjeu de santé publique ?

C’est un véritable enjeu de santé publique car la myopie forte touche près de 4 % de la population Française (près de 20 % des sujets jeunes en Asie). Ces complications peuvent en outre survenir en période d’activité professionnelle (l’âge moyen des néovaisseaux myopiques est de 50 ans). Par ailleurs, des études européennes montrent qu'environ 30% des patients très myopes sont en situation de malvoyance à l'âge de 60 ans.

Quelles sont ses conséquences au plan visuel ?

Les conséquences de la maculopathie sont une potentielle baisse de la vision pouvant conduire à un état de cécité, donc à des situations de dépendance.

Peut-on guérir d’une maculopathie myopique ?

Certaines pathologies de la maculopathie myopique sont traitables.
Les néovaisseaux myopiques sont traités en général efficacement par des injections intra-vitréennes d’anti-VEGF.
Les complications du type trou maculaire ou rétinoschisis sont traitées chirurgicalement avec un assez bon pronostic visuel lorsqu’elles sont prises en charge précocement.
Les lésions atrophiques ne sont pas traitées par des médicaments, mais une prise en charge en basse vision peut s’avérer très utile pour les patients souffrant de cette complication.
Dans tous les cas, un suivi ophtalmologique régulier s’impose pour dépister et traiter les complications curables.

En quoi le dépistage précoce est-il déterminant dans le traitement de la maladie ?

Le dépistage précoce est déterminant car il permet d’évaluer le niveau de risque de complication. En d’autres termes, il permet d’instaurer une prise en charge personnalisée des patients très myopes.

Quel est le rôle de l’Association AMAM ? Comment y adhérer ?

L’association maculopathie myopique est une association de patients loi 1901 dont le rôle est d’informer les patients myopes sur leur maladie (la myopie) et les possibles complications qu’elle peut engendrer.
L’adresse du site de l’association est http://www.amam-myopie.fr/
Les patients très myopes se sentent parfois isolés et méconnaissent souvent les raisons de la baisse de leur vision.
Certains pensent que la baisse visuelle est liée simplement à la myopie, d’autres confondent leurs complications rétiniennes avec la DMLA.
L’objectif de l’association est donc principalement d’informer les patients sur la myopie en général et sur les complications potentielles de la myopie, en particulier sur la maculopathie myopique.
Des patients mieux informés seront ainsi potentiellement plus vigilants et pourront consulter plus rapidement en cas de complications.
L’objectif de l’association est aussi de fédérer les patients afin de rompre l’isolement social ou affectif que peut engendrer une pathologie potentiellement cécitante.


AMAM

Quel rôle les opticiens peuvent-ils jouer dans l'accompagnement des patients ?

Pour les patients souffrant d'une myopie forte, les opticiens doivent recommander aux patients un suivi régulier chez l'ophtalmologiste, avec un dépistage des pathologies rétiniennes dès l'âge de 18-20 ans.  L'utilisation de lentilles de contact est préconisée chez ces patients, avec les précautions d'usage habituellement recommandées.
Pour les patients ayant une maculopathie myopique, un suivi régulier doit être réalisé chez l'ophtalmologiste.
Dans tous les cas, le patient doit être informé qu'en cas de baisse visuelle récente ou d'une nouvelle symptomatologie du type sensation de déformation, altération du champ visuel ou sensation de tache, une consultation doit être réalisée en urgence auprès de son ophtalmologiste.
Les lentilles de contact restent souvent très utiles pour ces patients. En cas de baisse visuelle important, les aides visuelles peuvent améliorer le quotidien et l'orientation vers un centre de basse vision est souvent très utile. 

Journées nationales de la macula

Pr Nicolas LevezielProfesseur des universités - praticien hospitalier, ancien interne et chef de clinique des hôpitaux de Paris, président du comité scientifique de l’association maculopathie myopique (association loi 1901), il est chef du service d’ophtalmologie du CHU de Poitiers.
Spécialiste reconnu des facteurs de risque de la DMLA, le professeur Leveziel travaille également sur la thématique de la thérapie cellulaire dans la DMLA au sein de l’équipe 1 (thérapie cellulaire) de l’unité INSERM 1084 bénéficiant d’une renommée internationale sur les travaux novateurs de cette équipe dans les pathologies neuro-dégénératives.
Le professeur Leveziel travaille également sur l’épidémiologie de la myopie forte et de ses complications, récemment publiée dans une revue internationale.

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